28 mars 2008

Amélie Nothomb. Ni d'Eve, ni d'Adam 0013

Jolie fable à l'amour complice, à « l'étreinte du samouraï », cet Amélie Nothomb est bien moins original que les autres. Ravissant livre de chevet, Métaphysique des tubes, Péplum et autres histoires dérangeantes ou hilarantes sont bien loin. Aucun défaut particulier, seulement l'absence du « truc qui fait mouche », omniprésent dans son oeuvre. Nous voici dans son oeuvre démocratique, à l'opposé des mignonnes dictatures de sa personne et de ses héros. Voire démagogique. Il n'est plus question de suicide heureux enfantin, ni de torture verbale, encore moins de déification de son ego. Non, simplement d'un charmant bucolisme pour les montagnes nipponnes, d'une fraîche éloge à la cuisine japonaise et de sympathie envers un charmant jeune homme épris de la belle. Que reste-t-il donc du Nothombisme fantaisiste, égocentrique et obsédé par l'esthétisme? Pas grand chose. Seule la fin est une esquisse du fatalisme made in Nothomb, presque fini, presqu'inachevé. Ce livre reste cependant un excellent divertissement, simplement décevant par rapport à la folie des précédents.

Marion DUPOUY 1ère 6 (Lycée Jacques Monod à Lescar -64)

Posté par GoncourtJmonod à 11:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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