28 mars 2008

Tom est mort, Marie Darrieussecq.

Une mère névrosée. Perdue. Voilà ce que l’on comprend, et cela dès la première ligne. Et 246 pages pour faire comprendre au lecteur ce qu’il sait dès le titre : Tom est mort. 246 pages à écouter patiemment les plaintes de cette mère désespérée, en espérant comprendre comment le petit Tom meurt. Grand honneur à ceux et celles qui auront le courage de lire ce livre en entier pour comprendre, enfin, à la 247ème page, dernier paragraphe, de quoi est mort Tom. Voici donc la critique d’une jeune fille de 16 ans, et donc sans enfant. Impossible de lire jusqu’au bout une histoire qui ne nous fait ni chaud ni froid, malgré la merveilleuse écriture de l’auteur, et qui ressasse, durant 246 interminables pages, une évidence : Tom est mort.

Maintenant, essayons de nous placer dans l’esprit d’une mère, d’un père, d’une grand-mère… Insoutenable. Voici donc 246 pages qui laissent libre court à une imagination qui ne demande que ça : s’imaginer ce qui lui a toujours été interdit : la mort de son enfant, de son petit-fils. Et 246 pages à écouter une jeune femme expliquer qu’elle a toujours fait attention à tout. Aucune maladresse, aucune mise en danger n’a été commise. 246 pages, donc, pour réfléchir sur ce fait : un accident ne s’annonce jamais.

Il est cependant un point remarquable : l’écriture. Un poème complètement névrosé, une éternelle sentence, qui se lit en boucle, infinie : Tom est mort. Une écriture poignante, douloureuse, hystérique permet à l’auteur de gagner son bras de fer avec le lecteur parent, et parvient tout juste à sauver ce roman de l’ennui dans lequel plonge le lecteur non concerné par cette tragédie.

Marion DUPOUY 1ère 6S (Lycée Jacques Monod de LESCAR -64-)

Posté par GoncourtJmonod à 11:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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